J'ai appris la vie dans ses coups de roulis, sa peine-ombre,
Balancée gauche, balancée droite,
Ses roulades, dans les jardins, ses mottes de terre,
Sur les routes,
Sur les routes,
Dans le temps qui nous échappe
Et délie les heures au couchant du seul-oeil,
Les chemins tortueux, graveleux, les rencontres caillouteuses,
Dans l'or et l'étain,
Au son de l'airain d'argent bleuté qui dort
Qui coule en petits rus
Sur les aiguières les vases et les plats,
Dans les yeux dans les larmes,
Au son de l'airain d'argent bleuté qui dort
Qui coule en petits rus
Sur les aiguières les vases et les plats,
Dans les yeux dans les larmes,
Dans les sortie habillées, dans les robes souillons, en pull de laine élimé,
Sur les bancs trop étroits des écoles,
Dans l'essence-ciel des jours gris souris,
Dans nos similitudes,
Dans l'acceptation de nos différences,
La tolérance,
Entre deux gouttes de pluie emperlées,
Quand une porte déverrouillée s'entre baille,
Dans le regard, Âmi(e), des en-faons,
Dans la profondeur des entre-rails du monde,
Où une lampe reste toujours éclairée.
Dans le cil-anse qui parle du môme-an
Ici et main-tenant
En un soupir inspiré.
Den
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