de la fenêtre à la porte, de la vitre à la route....
vendredi 17 avril 2026
*Sofiane Pamart "Movie"
4e album "Movie" paru ce jour 17 avril 2026
enfin..
et donc je vous l'offre.
Sofiane Pamart s'apprête à entrer dans l'histoire en étant le premier pianiste à se produire au Stade de France le 17 avril 2027.
Un album né en Californie, teinté de cinéma
Composé en Californie, MOVIE porte bien son nom : chaque morceau semble pensé comme une scène, chaque collaboration comme une rencontre de plateau. Entre Paris, Los Angeles, New York, Londres, Bogota, Bruxelles et Prague, Sofiane Pamart a tissé un réseau de collaborations aussi large qu'ambitieux.
On trouvera sur ce disque des morceaux avec Wyclef Jean, Sia, Nelly Furtado, J Balvin, Rema, Loreen, Melody Gardot, Christine and the Queens, FKJ, Celeste, Oscar and the Wolf, Rilès x Rimon. Et en guise d’invité surprise, figurera le basketteur NBA Jimmy Butler.
Installé à Los Angeles depuis bientôt deux ans, le compositeur français a d’abord réalisé ce disque dans sa ville d’adoption, avant de l’enregistrer entre six villes et huit studios : Los Angeles, New York, Paris, Londres, Bruxelles et Prague. Par ailleurs, l’Orchestre Philharmonique de Prague, soit plus de soixante-dix musiciens et un chœur de vingt-quatre choristes accompagnent également certains morceaux, confèrera à l’ensemble (vingt titres au total) une dimension orchestrale inédite dans sa discographie.
Douce écoute.
Belle journée à vous.
Den
dimanche 12 avril 2026
*Les Ors du dimanche
*Les Ors
Arty
Les ors parfaits subliment le mur silencieux d'en face
Eclatent dans l'allume-hier minérale
Solaire, divine, royale.
Comme la peau des Dieux, des pharaons
Des icônes du Bouddha en signe de l'illumination
Le feu purifie l'absolue perfection.
La lumière du céleste écoute.
Ils sont nés de la terre féconde qui enfante
Ses sillons ensemencés,
Ses pépites souterraines.
Ors et argiles mêlés en un équilibre
Blanc en Chine
Jaune qui aux quatre horizons correspond, à la matrice
Douce comme la laine, l'univers sacré.
L'or-éclair connaît et sait écouter l'ocre,
Le yang essence-ciel, l'immortel.
Associé à la chair nouvelle du sol
Au début de la saison des pluies,
Avant qu'elle ne reverdisse
Il ne se rouille ne se souille, mais se souvient.
Métal qui devient coton ailé sans cesser d'être fer.
Avec un seul gramme ne peut-on bâtir un fil ténu, menu
Comme un cheveu peut ceindre tout un village traversé par un nuage ?
Socle du savoir, trône de la sagesse
Que l'on ne doit confondre car il pourrait
Tomber et nous écraser.
Ambigu du dualisme originel
Il est la clef de voûte ouvrant bien des portes exquises.
Masse, fardeau il rompt cou et os.
Il n'est pas aisé de s'en servir bien
Avant que de se le procurer.
Ton or est à toi et murmure ton soleil fécond, ton amour-don,
Ton âtre brûlant de lumière rayonnante dans sa plénitude.
Entrailles de lumière. Soleil en Orient,
Fascinant.
Il est un trésor
De spirituel et d'esthétique.
Une dégradation de l'immortel en mortel immortel.
L'allume-hier du monde d'en haut, d'éternité.
Les âmes séparées de la matière plongeront
Dans une mer immense de brillance
Eternelle et d'infini lumineux.
Son pôle-lueur c'est Midi, le milieu du jour,
Là son corps ne crée pas d'ombre,
Sa voix est sans écho.
L'instant immobile.
L'intensité éclairée du face à face du,
D'un Dieu.
Den
Un doux dimanche.
Je vous embrasse.
Den
..........
vendredi 27 mars 2026
*Nébuleuse
mercredi 25 mars 2026
*J'ai appris la vie
Sur les routes,
Au son de l'airain d'argent bleuté qui dort
Qui coule en petits rus
Sur les aiguières les vases et les plats,
Dans les yeux dans les larmes,
jeudi 12 mars 2026
*L'émerveillement
Ma fille,
"J'ai rêvé de toi. Tu grimpais à ton arbre.
Audacieuse baronne perchée. J'ai fermé les yeux un instant et tu étais là. Vivante. Magnifique.
Pourtant, tu ne te décides pas, préférant osciller entre deux mondes. Et moi je ne peux que rester derrière la vitre, celle qui sépare les rêves de la réalité. Rester là à t'attendre, t'espérer, te prier.
On dit que les bébés à qui on ne parle pas se laissent mourir.
Alors laisse-moi te parler toute la nuit s'il le faut, laisse-moi te chuchoter la beauté du monde jusqu'à en perdre le souffle. Je sais que tu m'entends. Tu sais que je t'attends.
Bleue.
Tu es née bleue. Ce n'est pas une couleur pour un enfant. Tu es née silencieuse. Ce n'est pas rassurant pour un parent.
Ils t'ont aussitôt emmenée loin de moi. Sans que j'aie le temps de te prendre dans mes bras, sans que je t'embrasse ou te voie. Confiée aux soins d'une machine, remise dans le ventre d'une couveuse qui prenait le relais, là où moi j'avais échoué.
Chacune de tes respirations est un combat. Tu t'accroches à la vie, mais j'ai peur. Peur qu'on t'enlève à moi. Tu m'as été donnée si facilement, pourquoi ne te reprendrait-on pas tout autant.
Je craignais l'amour, mais avec toi, tout sera différent. Ton amour démultipliera mes forces, ton coeur fera grandir mon espoir, ta liberté nourrira ma confiance. Ma fille, je t'aime déjà. Alors ne m'abandonne pas. Parce que de ce chagrin-là, je ne reviendrai pas.
Pourquoi rien n'est-il facile pour moi ? Pourquoi veut-on m'ôter mes deux êtres les plus précieux ? On allume mon coeur et on le brûle, puis on réveille mon ventre pour le brûler à nouveau. Je n'avais rien demandé. Je ne croyais même pas en l'amour. Et par deux fois, on me met à l'épreuve.
Alors je prie en silence, espère, préférant le monde des possibles à la réalité, l'espérance de la nuit à la dure lumière des matins. Je ne peux rien contre la vie qui décide de tout, de venir ou pas, de s'accrocher ou de s'enfuir. Il ne me reste qu'à attendre, là, derrière la vitre celle qui nous sépare, celle qui répare aussi.
Viens ma fille.
La vie vaut le coup de se battre pour elle.
Des choses extraordinaires t'attendent. La vie est belle à qui sait l'observer, à qui sait la nommer, l'aimer et la partager. Je t'apprendrai. Je continuerai à te crier la beauté du monde. On le fera ensemble. Tout est à construire. Viens.
Tu hésites, et je te comprends. Peut-être n'y a-t-il pas assez de contes écrits pour toi ? Pas assez d'héroïnes à prendre pour modèles ? Peut-être doit-on te donner un vrai beau rôle, te bâtir un monde sur mesure pour que tu viennes ?
J'aurais pu t'inventer une existence cabane pour que tu t'y réfugies quand tu aurais envie d'un endroit doux et réconfortant. Les fourmis auraient porté tes plumes jusqu'à l'encrier, les pigeons auraient emporté tes missives long-courriers, les merles se seraient occupés de ton réveil et les dragons de ton poêle. Tu n'aurais jamais eu faim, froid ou peur.
Tu aurais été responsable et autonome, capitaine de ton bateau, dans les arbres et sur l'eau, haute comme trois pommes, une dent en moins, un épi dans ta frange, tu aurais refusé de porter les robes, préférant une salopette et des baskets, un blouson et une casquette.
J'aurais pu t'inventer des histoires faites pour toi, avec des petites filles qui grimpent aux branches et qui vivent dans des arbres, des fillettes qui disent "non" et qui choisissent des garçons avec des fleurs dans les cheveux, des jeunes femmes qui sauvent le monde et qui dorment au creux des loups et des dragonnes, des ensorceleuses plus libres que le vent et qui parlent la langue des chouettes et des baleines.
J'aurais pu te l'inventer, ce monde, te l'écrire. Tu aurais été toutes les héroïnes. Cependant, cette nuit, je t'ai simplement raconté la vérité nue, celle qui effraie, celle qui te fera peut-être faire demi-tour, car oui, j'aurais préféré te dire que tu as été désirée et que tes deux parents seront toujours là pour toi, mais ce serait te mentir et ça, je ne le peux pas. Je peux juste continuer à espérer. Et en rêver si fort que ça te fera exister.
Tu es sortie des soins intensifs et on me laisse enfin te voir. Soixante-douze heures d'attente, d'angoisse et de doutes. Le plus dur serait derrière nous, mais j'ai peur. Peur d'une récidive de ce qu'on ne me dit pas, des silences et des regards qui en disent long. Peur de la solitude, de ne pas savoir faire. Peur que tu aies préféré ne jamais exister et que tu me le reproches un jour. Peur que tu n'aimes pas la vie que je peux t'offrir. Peur que tu ne m'aimes pas.
Je sais que l'amour d'un enfant ne se commande pas. On ne peut qu'essayer d'être à la hauteur. D'autant que je ne peux compter que sur moi-même. Personne à qui demander conseil. Pas de parents, beaux-parents, grands-parents. Ni même Gaïa.
Je t'embrasse sur le front, ta sueur est salée, mes lèvres prennent le goût de la mer. Tu as posé les yeux sur moi et tu as souri. Pourtant je t'ai accueillie avec un torrent de larmes. Toi, fragile miracle, qui me relies en un élan de coeur à l'humanité entière. Et les larmes ont laissé place à la joie. A l'espoir.
La vie nous fait parfois des cadeaux mal emballés, si bien qu'on ne les reconnaît pas tout de suite. On comprend plus tard qu'il s'agissait du plus beau des présents. Ce que j'avais pris un instant pour un venin était en réalité le remède pour ma survie.
Comment croire à la folie des hommes quand un tel être peut naître à chaque instant ? Comment douter de la vie quand celle-ci fait de telles promesses ? Comment un simple regard, un sourire peuvent-ils déclencher un tel séisme dans une existence ? En un battement de cils, un tremblement de coeur. Réviser totalement sa vie. Repartir d'_une page blanche. A écrire à deux._
Pendant longtemps, j'ai cri avoir une pierre froide à la place du coeur. Grise sous la sève de la mer, miel dans le suc des forêts, or argenté ou baume résineux, logée en moi, telle une bile noire.
Mais depuis que tu es entrée dans ma vie, petite alchimiste savante et singulière, avec ton alambic tu défies effrontément les lois de la nature. Je ne suis pas une flamme, je suis le feu. Je ne suis pas un oiseau, je suis le ciel. Je ne suis pas un coquillage, je suis l'océan. Je ne suis pas le temps, je suis l'éternité.
Toi, entre la légèreté d'un ré et la profondeur du marbre, presqu'un arbre, presqu'une marée, avec tes cheveux soleil et tes yeux fauves : te nommer a été une évidence.
Avec ton nom, j'écris la mer. Avec ton nom, je chante l'amour. Avec ton nom, j'accueille la vie. Avec ton nom, je devine l'âme de toute chose.
Chaque fois que je le murmure au creux de ton oreille, je hurle "je t'aime" à l'univers. Chaque fois que dans les abîmes du monde son écho résonne, je sais enfin qui je suis.
Car c'est bien toi qui m'as fait découvrir ce que, dans le coeur, j'avais de plus précieux, cette eau de vie inconnue et effrayante qui coulait en moi, cette sève qui commençait hier et continue aujourd'hui avec toi.
C'était la tendresse de l'Ambre".........
Aurélie Valognes


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