jeudi 12 mars 2026

*L'émerveillement

ActuaLitté 

 

Ma fille,

 

"J'ai rêvé de toi. Tu grimpais à ton arbre.

Audacieuse baronne perchée. J'ai fermé les yeux un instant et tu étais là. Vivante. Magnifique.

 

Pourtant, tu ne te  décides pas, préférant osciller entre deux mondes. Et moi je ne peux que rester derrière la vitre, celle qui sépare les rêves de la réalité. Rester là à t'attendre, t'espérer, te prier.

 

On dit que les bébés à qui on ne parle  pas se laissent mourir.

 

Alors laisse-moi te parler toute la nuit s'il le faut, laisse-moi te chuchoter la beauté du monde jusqu'à en perdre le souffle. Je sais que tu m'entends. Tu sais que je t'attends.

 

 

Bleue.

 

Tu es née bleue. Ce n'est pas une couleur pour un enfant. Tu es née  silencieuse. Ce n'est pas rassurant pour un parent.

 

Ils t'ont aussitôt emmenée loin de moi. Sans que j'aie le temps de te prendre dans mes bras, sans que je t'embrasse ou te voie.  Confiée aux soins d'une machine, remise dans le ventre d'une couveuse qui prenait le relais, là où moi j'avais échoué.

 

Chacune de tes respirations est un combat. Tu t'accroches à la vie, mais j'ai peur. Peur qu'on t'enlève à moi. Tu m'as été donnée si facilement, pourquoi ne te reprendrait-on pas tout autant.

 

Je craignais l'amour, mais avec toi, tout sera différent. Ton amour démultipliera mes forces, ton coeur  fera grandir mon  espoir, ta liberté nourrira ma confiance. Ma fille, je t'aime déjà. Alors ne m'abandonne pas. Parce que de ce chagrin-là, je ne reviendrai pas.

 

Pourquoi rien n'est-il facile pour moi ? Pourquoi veut-on m'ôter mes deux êtres les plus précieux ? On allume mon coeur et on le brûle, puis on réveille mon ventre pour le brûler à nouveau. Je n'avais rien demandé. Je ne croyais même pas en l'amour. Et par deux fois, on me met à l'épreuve.

 

Alors je prie en silence, espère, préférant le monde des possibles à la réalité, l'espérance de la nuit à la dure lumière des matins. Je ne peux rien contre la vie qui décide de tout, de venir ou pas, de s'accrocher ou de s'enfuir. Il ne me reste qu'à attendre, là, derrière la vitre celle qui nous sépare, celle qui répare aussi.

 

Viens ma fille. 

La vie vaut le coup de se battre pour elle.

Des choses extraordinaires t'attendent. La vie est belle à qui sait l'observer, à qui sait la nommer, l'aimer et la partager. Je t'apprendrai. Je continuerai à te crier la beauté du monde. On le fera ensemble. Tout est à construire. Viens.

 

Tu hésites, et je te comprends. Peut-être n'y a-t-il pas assez de contes écrits pour toi ? Pas assez d'héroïnes à prendre pour modèles ? Peut-être doit-on te donner un vrai beau rôle, te bâtir un monde sur mesure pour que tu viennes ?

 

J'aurais pu t'inventer une existence cabane pour que tu t'y réfugies quand tu aurais envie d'un endroit doux et réconfortant. Les fourmis auraient porté tes plumes jusqu'à l'encrier, les pigeons auraient emporté tes missives long-courriers, les merles se seraient occupés de ton réveil et les dragons de ton poêle. Tu n'aurais jamais eu faim, froid ou peur.

Tu aurais été responsable et autonome, capitaine de ton bateau, dans les arbres et sur l'eau, haute comme trois pommes, une dent en moins, un épi dans ta frange, tu aurais refusé de porter les robes, préférant une salopette et des baskets, un blouson et une casquette. 

 

J'aurais pu t'inventer des histoires faites pour toi, avec des petites filles qui grimpent aux branches et qui vivent dans des arbres, des fillettes qui disent "non" et qui choisissent des garçons avec des fleurs dans les cheveux, des jeunes femmes qui sauvent le monde et qui dorment au creux des loups et des dragonnes, des ensorceleuses plus libres que le vent et qui parlent la langue des chouettes et des baleines.

 

J'aurais pu te l'inventer, ce monde, te l'écrire. Tu aurais été toutes les héroïnes. Cependant, cette nuit, je t'ai simplement raconté la vérité nue, celle qui effraie, celle qui te fera peut-être faire demi-tour, car oui, j'aurais préféré te dire que tu as été désirée et que tes deux parents seront toujours là pour toi, mais ce serait te mentir et ça, je ne le peux pas. Je peux juste continuer à espérer. Et en rêver si fort que ça te fera exister.

 

Tu es sortie des soins intensifs et on me laisse enfin te voir. Soixante-douze heures d'attente, d'angoisse et de doutes. Le plus dur serait derrière nous, mais j'ai peur. Peur d'une récidive de ce qu'on ne me dit pas, des silences et des regards qui en disent long. Peur de la solitude, de ne pas savoir faire. Peur que tu aies préféré ne jamais exister et que tu me le reproches un jour. Peur que tu n'aimes pas la vie que je peux t'offrir. Peur que tu ne m'aimes pas.

 

Je sais que l'amour d'un enfant ne se commande pas. On ne peut qu'essayer d'être à la hauteur. D'autant que je ne peux compter que sur moi-même. Personne à qui demander conseil. Pas de parents, beaux-parents, grands-parents.  Ni même Gaïa. 

 

Je t'embrasse sur le front, ta sueur est salée, mes lèvres prennent le goût de la mer. Tu as posé les yeux sur moi et tu as souri. Pourtant je t'ai accueillie avec un torrent de larmes. Toi, fragile miracle, qui me relies en un élan de coeur à l'humanité entière. Et les larmes ont laissé  place  à la joie. A l'espoir.

 

La vie nous fait parfois des cadeaux mal emballés, si bien qu'on ne les reconnaît pas tout de suite. On comprend plus tard qu'il s'agissait du plus beau des présents. Ce que j'avais pris un instant pour un venin était en réalité le remède pour ma survie.

 

Comment croire à la folie des hommes quand un tel être peut naître à chaque instant ? Comment douter de la vie quand celle-ci fait de telles promesses ? Comment un simple regard, un sourire peuvent-ils déclencher un tel séisme dans une existence ? En un battement de cils, un tremblement de coeur. Réviser totalement sa vie. Repartir d'_une page blanche. A écrire à deux._     

 

Pendant longtemps, j'ai cri avoir une pierre froide à la place du coeur. Grise sous la sève de la mer, miel dans le suc des forêts, or argenté ou baume résineux, logée en moi, telle une bile noire.

 

Mais depuis que tu es entrée dans ma vie, petite alchimiste savante et singulière, avec ton alambic tu défies effrontément les lois de la nature. Je ne suis pas une flamme, je suis le feu. Je ne suis pas un oiseau, je suis le ciel. Je ne suis pas un coquillage, je suis l'océan. Je ne suis pas le temps, je suis l'éternité.

 

Toi, entre la légèreté d'un et la profondeur du marbre, presqu'un arbre, presqu'une marée, avec tes cheveux soleil et tes yeux fauves : te nommer a été une  évidence.

 

 Avec ton nom, j'écris la mer. Avec ton nom, je chante l'amour. Avec ton nom, j'accueille la vie. Avec ton nom, je devine l'âme de toute chose.

 

Chaque fois que je le murmure au creux de ton oreille, je hurle "je t'aime" à l'univers. Chaque fois que dans les abîmes du monde son écho résonne, je sais enfin qui je suis.

 

Car c'est bien toi qui m'as fait découvrir ce que, dans le coeur, j'avais de plus précieux, cette eau de vie inconnue et effrayante qui coulait en moi, cette sève qui commençait hier et continue aujourd'hui avec toi.

C'était la tendresse de l'Ambre".........

 

Aurélie Valognes 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

 

mardi 3 mars 2026

Carnaval à Aix

 

 

 

 


 

Bon après-midi

Den

 

 

 

 

Le Carnaval des animaux | Auditorium - Orchestre National de Lyon 

 

 

 

 

mercredi 18 février 2026

* mon refuge et mon orage

 

 

 

 

Mon refuge et mon orage - Arundhati Roy 

 

 

 

traduit de l'anglais (Inde)

par Irène Margit

 

****

 

 

A LKC

Ensemble nous avons  atteint la rive 

 

 

A Mary Roy

Qui n'a jamais dit tant pis

 

 

Les hôtes en partant

Posaient un baiser sur son crâne

Et elle les reconnaissait

A leur voix

 

John Berger

 

 

 

"Mon refuge et mon orage est une invitation à retrouver toute la puissance romanesque de la grande autrice indienne du Dieu des Petits Riens. Dans ce récit littéraire d’une infinie beauté, Arundhati Roy revient sur son passé : une enfance chaotique dans le sud de l’Inde, son émancipation précoce, le goût de l’écriture, la fulgurance du succès international avec le Booker Prize en 1997, puis la découverte que sa plume peut devenir une arme pour déjouer les injustices et la violence du gouvernement indien. Au fil des chapitres, c’est aussi le portrait de sa mère, Mary Roy, qui prend forme. Une grande âme, généreuse et adulée dans sa région pour y avoir bâti une école, mais qui dans l’intimité s’avérait une mère impitoyable et maltraitante. Toute sa vie durant, elle aura été pour sa fille à la fois son refuge et son orage.
Dans ce livre magnifique au style luxuriant, Arundhati Roy nous ouvre les portes de sa vie hors norme et haletante, mêlée à celle d’une figure maternelle redoutable mais qui lui a transmis le goût de la liberté, et la nécessité d’écrire". 

 

***

 Gangster

 

"Elle avait choisi septembre, ce mois extraordinaire entre tous, pour prendre congé. Dans le sillage de la mousson, le Kerala rutilait, coulée d'émeraude entre la montagne et la mer. Alors que dans un virage de l'avion la Terre se levait à notre rencontre pour nous saluer, j'avais peine à croire que la topographie puisse provoquer une douleur physique aussi palpable. Ce paysage adoré, je ne l'avais jamais connu, jamais imaginé, jamais évoqué sans qu'elle en fasse partie. Ces collines et ces arbres, les vertes rivières, les rizieres reculant sous l'avancée du béton, d'où jaillissaient des panneaux publicitaires gigantesques vantant d'horribles saris de mariage et des bijoux encore plus laids, je n'aurais pu me les représenter sans penser à elle. Tissée dans cette trame, elle dépassait en hauteur n'importe quel panneau, plus lourde de périls que n'importe quelle rivière en crue, plus obstinée que la pluie, plus présente même que la mer. Comment était-ce possible ? Comment ? Elle avait passé la porte sans préavis. Imprévisible, comme à l'accoutumée.

 

L'Église n'a pas voulu d'elle. Elle n'avait pas voulu de l'Église (conséquence d'une lutte féroce, rien à voir avec Dieu). Au vu de sa position dans notre ville et notre ville étant ce qu'elle était, nous nous devions de lui organiser des obsèques à sa mesure. Les quotidiens locaux annonçaient son décès en première page et la plupart des journaux nationaux le mentionnaient. D'innombrables expressions d'amour déferlaient sur le Net, rédigées par plusieurs générations d'étudiants dont elle avait transformé la vie lors de leur passage dans l'école qu'elle avait fondée ; d'autres se remémoraient la victoire légendaire qu'elle avait remportée devant les tribunaux à l'issue de sa lutte pour l'égalité des droits de succession en faveur des femmes chrétiennes du Kerala. Le déluge de notices nécrologiques rendait plus impérieuse encore la nécessité de faire les choses bien. Mais comment ? Heureusement, le jour de sa mort, l'école était fermée, les enfants étaient rentrés chez eux. Le campus était tout à nous. C'était un immense soulagement. Peut-être avait-elle prévu cela aussi"....

 

 

 

 "J'ai quitté la maison, ou plutôt, cessé d'y retourner, si tant est que c'était chez moi, à dix-huit ans. Je venais d'entamer ma troisième année à l'Ecole d'architecture de Delhi.

 

A cette époque, on terminait le secondaire à seize ans. C'était mon âge à l'été 1976, quand je suis arrivée à la gare de Nizamuddin, seule, sans connaissance même rudimentaire de l'hindi, pour passer l'examen d'entrée à l'Ecole d'architecture.

Terrifiée, je portais un couteau dans mon sac. 

 

Delhi était à trois jours et deux nuits de train de Cochin, Cochin à trois heures de voiture de la ville de Kottayam, et Kottayam à quelques kilomètres de notre village d'Ayemenem, où j'avais passé ma petite enfance. Autant dire que Delhi était pour moi un autre pays. La langue, la nourriture, le climat, tout y était différent. Les dimensions de la ville dépassaient mon entendement. Je venais d'un endroit où tout le monde savait où chacun habitait. Dans mon ignorance pathétique, j'ai demandé à un conducteur d'auto-rickshaw de me conduire chez Mrs Joseph, la soeur aînée de ma mère.

 

Pour moi, il allait de soi qu'il connaissait son adresse. Il a tiré longuement sur sa bidi avant de se détourner avec un air d'ennui profond. Deux ans plus tard, c'était moi qui fumais des bidi et cultivais cette expression consommée de lassitude dédaigneuse. J'avais remplacé mon couteau par une bonne provision de haschich et une attitude d'habitante des grandes villes. J'avais émigré.

 

J'ai quitté ma mère, non parce que je ne l'aimais pas, mais pour pouvoir continuer à l'aimer. Rester aurait rendu la chose impossible. Après mon départ, je ne l'ai pas vue, je ne lui ai pas parlé des années durant. Elle n'a jamais cherché à me joindre. Elle ne m'a jamais demandé pourquoi j'étais partie. A quoi bon, puisque nous le savions l'une comme l'autre. Nous nous étions entendues sur un mensonge, un beau mensonge de mon cru. "Elle m'aimait assez pour accepter que je la quitte", voilà ce que je disais  en exergue à mon premier roman, Le Dieu des Petits Riens, qui lui est dédié.Elle citait souvent cette phrase comme s'il s'agissait d'une vérité révélée.
Mon frère s'amuse à dire que c'est la seule ligne de fiction réelle dans tout le livre.Jusqu'à la fin de sa vie, elle ne m'a pas demandé une seule fois comment je m'étais débrouillée - pas trop mal, merci - pendant ces sept années de cavale.

Jamais demandé où je vivais, si j'avais poursuivi mes études jusqu'au diplôme. Je ne lui en ai jamais parlé."....

 

 

"Si j'écris ce livre, c'est pour combler le fossé entre l'héritage d'amour laissé à ceux qu'elle a aidés à vivre et les épines qu'elle a semées sur mon chemin - ces petits flotteurs dans mes veines, hameçons encore accrochés aux tissus mous tandis que mon sang circule vers et hors de mon coeur. Un livre aussi difficile à écrire qu'il l'est à ne pas écrire.

Plus encore peut-être que celui d'une fille qui a perdu sa mère, mon deuil est celui d'une écrivaine pour son sujet le plus passionnant. Dans ces pages ma mère, mon gangster, va vivre. Elle était mon refuge et mon orage". 



******

 

 

pour chacun chacune d'entre vous, 

 

Une  heureuse découverte pour moi, que je souhaite partager avec vous.

Pour Anne l'Artisanne, en particulier qui connaît bien l'Inde, et y a laissé une partie de son coeur et son âme ...

 

Je vous embrasse 

 

Den

 

*** 

jeudi 5 février 2026

*Entre ciel et eau !

 

 

  

 













 
 
 
 
 
 
 
J'aime suis accordée dans ton mont de veille heure
Gemme haut choeur des maux d'encre
Reléguée tu crois embout de table
Spectatrice des uns tes proches (hein !)
Mère de l'air infini et du domaine
Tu chemines le lent des gens
Vis ce que tu aimes en musique sacrée
Grande d'Ame des autres ailes chéries
Nénufar à lance hyène
Nymphe des bassins à la source matrice-ciel
Tu baignes ton visage à la surface de l'eau des temps,
Mires tes mains, en corps
Tu t'attardes sur la page Oh ! Jardin,
Fleur parmi les fleurs odeur hante...
Tu es tout,
Je le sais !

Douce soirée l’âme dit,.

Je t'embrasse.

Den


mardi 3 février 2026

*Au-dessus de la pointe debout....

 

 


Titre : partition musique: Classical music concept: violoncelle, violon, piano et un score

 

Quand l'ombre se glisse au-dessus de la pointe debout

Et se cache

En donnant sa tiédeur à la plus tendre d'entre elles....

Mes douces heures frémissent fugitives, comme les ailes ondulent

Et se faufilent en battement et vibration

En chant et son de l'accord sensible...

La gracieuse-T en lieds aimables en Dante à l'aigre-gros altéré...

Sème comme on danse à la renaissance de la nouvelle saison

Douce

En sOleil éclairé

Dans le choeur de mes mots.

Den

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vendredi 23 janvier 2026

*Ici et ailleurs

 

 


Erquy en Bretagne  dans la nuit de lundi à mardi 20 janvier.

Si belle aurore boréale  avec une tempête solaire majeure.

Fascinant ! 

Quel spectacle si joliment coloré quand sa vision n'est pas cachée par des nuages. 

 

Douce  journée.

Je vous embrasse.

 

Den

 

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mardi 20 janvier 2026

*J'ai trempé ma plume

 

 

photos : Arty 03/04/2022
Cathédrale St Sauveur à  Aix-en-Provence
 
 J'ai trempé ma plume coudée dans tes couleurs
Mes mots dans la  nef son choeur ses vitraux
 
Ton coeur 
 
Vaisseau cathédrale dédié jadis au Dieu des Arts
 
 
 
Ivre sur la page accordée au sOleil la mémoire 
Vêtue du temps passé qui passe et délace
 
 
 
 
Tous ces instants posés enluminés
Ecrits avec l'aile d'oiseau
Petite plume
 
 


Le calame d'antan sur la table d'argile
 
 
 
 
Tracent les lignes de la portée musicale
De tes tons diaprés
Ton amplitude de mouv'aimant aidant.

Fine comme ton regard sans réserve
S'appose sur mon parchemin-papyrus
Tes pleins larges et tes dé-liés aériens.

Je te dépose, encre, sans t'effacer
 
Plume D'Oiseau, Ressort, Papier
 
Sans usure sur mon écritoire
 
Le buvard se saoûle de ton empreinte sacrée dans mon grimoire...


Et mon papier rêve les mots tes images dociles
Et attend un pan secret
Dans mon vêtement et  mes chants attachants.


Je calligraphie mes feuilles d'or
Mes dorures ta palette
 
 
Couleur, Boîtes De Peinture 
 
 
Tes trésors pigmentés sans grain et  sans défaut
Et tes fusains de saule-pleureur
Et ta gomme mie-de-pain
Ton crayon noir de cèdre
Gras comme il le faut
Se prélassent sur les sentiers de l'eau-de-là
Des fils de soie  par l'obscurité révélée.

Mots aimants et peintures diamants
Content déjà de leur voix le mystère esquissé
A l'allume-hier des corps célestes rayonnants
Sous la bouffée de l'Autan.


Den


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Billet écrit le 3 avril 2022 retrouvé par hasard

avec bonheur au gré de vos lectures 

 

 

Douce journée

 

 

 

J'oubliais  ici.... 

bonne fête Faby.....

 Maman