dimanche 9 décembre 2018

*Bon anniversaire Gabri !



Le 7 Décembre tu as eu 6 ans, Gabri....
déjà !

De gros gros bisous.

Je t'aime.

 

Mamy Den




Coeur, Cordon, Suspendue, Amour

samedi 8 décembre 2018

*Salina : les trois exils


 Salina

Salina :

les trois exils

de

Laurent Gaudé


(Roman)

Actes Sud


***



Pour ma mère,
Pour ma fille,
Ce qui passe, vit et se transmet. 


Le jour des origines

Au tout début de sa vie, dans ces jours d'origine, où la matière est encore indistincte, où tout n'est encore que chair,   bruits sourds, pulsations, veines qui battent, et souffle qui cherche son chemin, dans ces heures où la vie n'est pas encore sûre, où tout peut renoncer et s'éteindre, il y a ce cri, si lointain, si étrange que l'on pourrait croire que la montagne gémit, lassée de sa propre immobilité.
Les femmes lèvent la tête et se figent,  inquiètes. Elles hésitent, ne sont pas certaines d'avoir bien entendu, et pourtant cela recommence : au loin, vers la montagne Tadma que l'on ne franchit pas, un enfant pleure. Est-ce qu'elles sentent,  les femmes  du clan Djimba, à cet instant, tout ce que contient ce cri ? Le sang qu'il porte en lui ? Les convulsions, les corps meurtris, les bannissements et la rage ? Est-ce qu'elles sentent que quelque chose commence avec ce tout petit cri à peine identifiable, quelque chose qui ne va pas cesser de grandir jusqu'à tout renverser ?

Petit à petit, les pleurs deviennent plus nets. Cela ne fait  plus de doute : le nourrisson se rapproche.
Hommes et femmes  convergent vers l'entrée du  village pour attendre ce qui vient. Il faut encore de longues minutes pour qu'un cavalier apparaisse. Il avance lentement  disparaît parfois au gré  des noeuds du sentier. Il avance   et c'est bien de lui   que proviennent les pleurs d'enfant.   

Sissoko Djimba, le chef du village,  appelle ses guerriers. Ils se regroupent, les muscles bandés,  le regard sûr. Il n'y a  pas   de   peur. Ils constatent juste    que les dieux leur envoient quelqu'un et qu'il faut faire face à cet évènement. Chacun a mis ses habits d'apparat   : de longues tuniques aux couleurs vives, et à la ceinture, l'épée Takouba  - fer sacré des ancêtres. Le vent chaud  du désert se lève et fait claquer les 'étendards du village. Les hommes sont parfaitement immobiles. Ils savent le temps qu'il faut   pour que le cavalier   arrive jusqu'à eux et ils attendent.

D'abord, il y a ce jour des   origines, lointain, où dans la chaleur du désert, après une longue attente, le cavalier arrive enfin. Il ne change pas son allure, n'hésite pas ni ne se presse. Il est maintenant     à une centaine de mètres du groupe. Chacun cherche à l'identifier    mais personne ne connaît les insignes qu'il porte. Son cheval est pourvu de sacoches   de cuir  qu' aucun membre du clan Djimba n'a jamais vues.. Même sur le grande marché de la lointaine Kamangassa, il  n'y a pas de telle maroquinerie. Il doit venir de plus   loin que les terres connues. Il est couvert de poussière. Son corps fait si peu de mouvements qu'on pourrait le croire scellé à son cheval, condamné peut-être à errer ainsi,  allant où  sa monture    décide de le mener. Quel âge a-t-il ? Nul ne peut le dire.  L'homme avance. Les Djimba  pensent un temps qu'il va traverser leur groupe sans rien dire, sans rien faire, comme si leur présence n'avait aucune importance, mais ce n'est pas ce qu'il fait. A dix pas de Sissoko Djimba, il s'arrête. Dans le creux de son bras gauche, tout le monde   peut maintenant voir distinctement qu'il porte un nourrisson dans ses langes. Et les cris de l'enfant résonnent. Il n'a pas cessé de crier. Un petit être de chair est là, depuis des jours, des semaines, d'aussi loin qu'est parti cet homme étrange, et il pleure, avec force, sans se lasser.    C'est miracle, même, qu'il n'ait pas fini par sombrer  dans un épuisement du corps. Le silence dure. Puis, lentement, le cavalier passe une jambe au-dessus de la croupe de son cheval et pose pied à terre. Il porte toujours l'enfant. Il fait quelques pas jusqu'à être à mi-chemin   entre Sissoko et sa monture et dépose au sol le paquet  de linge qui pleure   encore, puis il remonte sur son cheval et sans attendre de voir ce qu'il se passe,  sans dire un mot   -     qu'il aurait de toute façon prononcé dans une langue inconnue  à laquelle personne n'aurait pu répondre  - à moins que dans les terres d'où il vient, il n'y  ait tout simplement aucune langue -, lentement, il repart, rebroussant   chemin,  laissant derrière lui pour la première fois, depuis des jours, des semaines peut-être, les cris de l'enfant qu'il vient d'abandonner.                                                                                                                                                                                                                           Laurent Gaudé
Salina : les trois exils                                                                                                                                                                                                                                       

                                                                                                                                                                                                                     

                                    



    
                                             

samedi 24 novembre 2018

Agnes Obel - Riverside Lyrics




Bonne soirée.

Je vous embrasse.

Den

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lundi 19 novembre 2018

*De soleil et de peau !



De soleil et de peau !




Mon seul oeil dans le lit de ta peau
A goûté tes mots retapés
Brochés dans ta neuve futaie


A la langue de l'arcane accoudée chevêtrée
A la lune
De l'antre et de silence

Tu accueilles et lis le beau décroché
Où mène ton coeur voyageur
A l'éclat de sOleil et de peau
Effleurés
Entre les bras du mât-teint
Eveillé


Découds l'or de tes landes-mains
Qui chantent en tonnent en ronde
Nos intimes déliés.

Merci pour tes mots, tes fils de soie brodés...

Un doux lundi.

Bisou.

Den


















Vanessa Paradis - Si loin si proche


dimanche 18 novembre 2018

Vanessa Paradis - Ces mots simples





"Je voulais que ce disque soit lumineux, joyeux, qu'il parle de la nature,  du rêve et de l'amour, qu'il suive des destinations différentes".


"Ces mots simples qui font frémir, et certains autres mourir. Je te les donne à présent. C’est mon cœur, c’est mon sang. Je t’aime"


*Pousser l'an vers l'Haut






Pousser l’an vers l’Haut






Mais oui, sur l’Etoile Âmie, Âmi(e), on se rêve-verra encor'
et m'aime quand "l'âme et l'ancolie" coulent des cieux, des yeux, tes yeux,
l'autan fait son chemin à crochets et les branches......font passage en douce-heure
ne pleure pas Âmi(e), le temps peaufine son oeuvre,et l'adoucit douce-aimant, crois-moi....
j'attends  tes mots encoeur,

Je t'en brasse fleurie, d'ici et maintenant, enrosée par la vie dans toutes ses couleurs ...



Den 

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Un heureux dimanche !