samedi 27 août 2016

*Quelle est donc cette trame....................





"Quelle est donc cette trame
Du sera, de l'est, et du fut ?
Quel est ce fleuve
Le long duquel coule le Gange ?
Quel est ce fleuve dont la source est inconcevable ?
Quel est ce fleuve
Qui emporte épées et mythologies 
 (...)

Il coule dans le sommeil, le désert, dans une cave.
Le fleuve m'emporte et je suis ce fleuve.
Je suis fait d'une matière périssable, de temps mystérieux. 
Peut-être la source se trouve-t-elle en moi.
Peut-être de mon ombre
Sourdent, fatals, illusoires, les jours. 

Jorge Luis Borges
La proximité de la mer. Une anthologie de 99 poèmes. 

Sur les épaules de Darwin
France Inter - émission de Jean-Claude Ameisen
du 13  Août 2016

rédiffusion du 23 mai 2015

"La quête de la vie sans fin (3)

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Je vous souhaite un heureux dimanche
A venir
Ensoleillé,
Mais pas trop..... !!

Den

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dimanche 21 août 2016

*Je repasse............


Lac Malawi, Malawi, Salima, Afrique

Je repasse ta lettre, à l'ombre du ciel bleu du parasol.
A mes pieds, la mer molle se froisse rythmique à l'arène 
Le chant s'essore. La mer jusqu'à la passe est pareille à tes yeux de sable et d'algues
Jusqu'à la masse profonde du large, où fleurissent tous les miracles
Sous les cris blancs des mouettes, l'écume des longues pirogues.

Sur la plage rythmique, les canards sauvages en groupe songent,
immobiles muets.
Je songe à mon enfant dernier, l'enfant de l'avenir
Aux cils de palmes, aux yeux de puits sans fond.
Ses cheveux plats fulgurent de fauves éclairs.
Où est donc  la fille  de mon espoir défunt, Isabelle aux yeux clairs ou
Soukeïna de soie noire ?
Elle m'écrirait des lettres frissonnant d'ailes folles 
D'images coloriées, avec de grandes bêtes aux yeux de Séraphins 
Avec des oiseaux-fleurs, des serpents-lamantins sonnant des
trompettes d'argent.
Car elle existe,  la fille Poésie. Sa quête est ma passion
L'angoisse qui point ma poitrine, la nuit
La jeune fille secrète et les yeux baissés, qui écoute pousser ses cils 
ses ongles longs.

Et tu demandes :
- Mais pourquoi cette brume et ces mirages au fond de tes yeux  
étales ?
- La mer est belle et l'air est doux, comme jadis sur les bords des
Grands Lacs. 

Léopold Sédar Senghor (1906-2001)
(les lettres d'hivernage)

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Arbre, Nature, Lac, L'Eau, Ciel, Sunset

jeudi 18 août 2016

*L'autre fois et l'antan....





Entre l'autre fois et l'antan  racinés
J'ai écrit à niveau sur la ligne de faite
Le lointain suspendu le coeur libéré
Le mot ranimé en brin d'eau
Le chemin d'ombre de vide et d'allume-hier
Que le tant natte et Den-hâte
Liant et dé-liant la mémoire le temps
Dans l'air dans lent
L'aube et le crépuscule
Qui re-naissent encor'
Chaque jour que Dieu fait
De couleurs emmêlées d'horizons 
A la pointe du ciel
A la glaise roulée
A l'Haut  si Beau jasminé
Entre la main frileuse de l'hiver qui  poindra bien  tôt 
Quand Rà ré-chauffera la terre en-grelottée
Quand la laitance grisera ma mine mon chagrin
L'allégeance en chant et en choeur
Emoussera en corps l'entaille le cran l'endroit
Caressera en secret l'épure dessinée
La belle Oeuvre l'Idée
Le vert de l'Obédience des choses qui respirent 
Quand le jour finira sa course par rougir
Par mourir
Quand les descentes de  l'essence-ciel
Juponnent et frou-froutent en lit
Sur une pensée une effluve
Et vagabondent sur des plus des souvenirs
D'or et d'ange qui sanglotent des perles de pluie et lavent l'Haut
Mon inter-rieur s'éva-peur..

Alors la jonchée alentours
En  passage-hère fidèle
Aère l'empreinte le regard qui décoche une flèche
Pour attraper  les nues-âges qui s'invitent 
Au mât-teint en-rosé
Entre-posés sur l'étoile aux bouts de moi
Et l'alcôve  éveillée en ce commence-aimant 
Contre  la couche qui ondule et l'happe-aile. 
En silence inspiré.

Den

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dimanche 31 juillet 2016

Ludovico Einaudi - Life

*"Le clair du seuil"...........





"Tes yeux couleur de terre
Mes yeux, soleil et ciel
Reflets à mi-chemin
Le monde ayant cessé.

Ni toi ni moi n'existe
Mais nous serons un jour :
Sommes ailleurs, ici
Mystère au fond du qui.

En l'autre nous voyons
La voie au loin où le 
Possible nous appelle :

Un corps pour la demeure
Prochaine et qui attend
Dans l'âme sa prison".

Michaël Edwards
Rivage mobile


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