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Celui qui demeurera l'inoubliable, aux mille visages comme autant de nuages dans le là-haut, resté sous son arbre, ne l'abandonnera jamais dans son oeuvre spirituelle, sa quête infinie, sacrée "dans les différentes régions du ciel"
Il ne nous quittera pas car il respire encore dans l'émerveillement comme une fleur de la vie parfume ma main, la douceur même, dans le silence absolu.
L'écorce de son bouleau, face à Dieu, étincelle comme un rai de lumière, comme la résurrection, comme l'évangile de Saint-Jean.
On entend là le temps indicible, peut-être, qui passe dans sa foi qui touche par instant le plus brûlant des jours "la petite classe de l'éternel". On entend son rire de tonnerre, son visage lisse sans âge.
Quelque chose ne s'effacera jamais dans l'attente apportée aux vivants. Sa lumière est si belle qu'il n'a nullement peur de la perdre. Il n'a pas peur de la mort.
Il sait que les épreuves avivent l'amour des jours qui disparaîtront.
Il écrit comme il vit, chuchote, enchante. Il ne peut faire autrement, pour éclairer, s'aider à vivre, nous aider à vivre, aimantés par sa prose, ses mots.
Son écriture l'aborde et sa poésie porte tout en elle, un moment vrai, sincère ; une splendeur qui cogne le coeur de l'autre.
Des mots de coeur à coeur.
On ne peut ensevelir un coeur, une âme dans les eaux sombres de l'oubli.
Sa poésie aide à cela, elle parle pour les choses sans angoisse. Son coeur est au centre de l'histoire.
Elle est une puissance qui traverse tous les royaumes, ceux des oiseaux, des chevreuils, et des arbres.
Il est Bobin le réceptable. Il écrit pour les âmes enfantines.
Un coeur ouvert, un coeur pur, habité. Un coeur dur car il dit.
Il rassemble la vie virginale, la chose première, précieuse et l'emporte pour nous à son plus haut niveau.
Dans le secret, la confidence "dans l'eau des miroirs".
Dans la beauté simple du quotidien.
Den
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L’allée
— Ne touchez pas l’épaule
Du cavalier qui passe,
Il se retournerait
Et ce serait la nuit,
Une nuit sans étoiles,
Sans courbe ni nuages.
— Alors que deviendrait
Tout ce qui fait le ciel
La lune et son passage,
Et le bruit du soleil ?
— Il vous faudrait attendre
Qu’un second cavalier
Aussi puissant que l’autre
Consentît à passer.
(Jules Supervielle)
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Merci M.Bobin pour vos mots pleins de gratitude, pour le bonheur de vous lire.
Pour votre regard qui tricote l'indicible des choses, les nuages, les visages, la nature dans son entier, vos yeux qui déchirent et nous disent l'invisible, votre écriture comme dictée par le là-haut....
MERCI.
Nous ne pourrons jamais vous oublier.
Den
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