vendredi 13 avril 2018

Hypnose pour enfant - Dormir paisiblement


Pour tous les enfants

ou
pour tous les adultes qui demeurent de grands enfants !


*****


  et surtout.....

"N'oubliez pas de fermer votre fabrique à penser".

pour un fabuleux voyage...


Une bonne nuit au bord des étoiles, de votre étoile,

  tout près  de Bahia .


Je vous embrasse.

Den


*****








dimanche 8 avril 2018

Hommage à Jacques Higelin (La croisade des enfants)



Merci M. Higelin

Den

*****


LA CROISADE DES ENFANTS - J. HIGELIN




Une pensée émue.

Den


*****

Jacques Higelin - Pars




En hommage à Jacques Higelin,
un beau poète au coeur tendre !
Une pensée pour ses enfants chanteurs
Arthur H et Izia

Den

*****




https://youtu.be/SwAqa3-PZcc

samedi 7 avril 2018

*Terre.....


Désert, Sable, Sec, Arrière Plan, Modèle


Terre [...]
Burinée d’empreintes
Creusée d’ombres
Chargée de mémoires
Entre quelles résilles adverses
Notre souffle s’est-il glissé ?


Andrée Chedid. Par-delà les mots.


Réf. : sur les épaules de Darwin - France Inter 
Jean-Claude Ameisen
émission du 7 avril 2018


Eclats de passé : l’archéologie et l’ADN ancien


*****

Un heureux week-end je vous souhaite
et vous embrasse.

Den

*****





mardi 3 avril 2018

*Un endroit comme celui-là..





J'ai cherché un endroit comme celui-là. Je l'ai trouvé, je crois, mais j'y partais souvent seule, avec un cahier :


Je regarde cet homme en costume noir, un Parisien sans doute, il marche sur la plage avec ses chaussures de ville. Je  regarde sa silhouette s'éloigner et disparaître. Il fait un temps magnifique. J'ai mangé des huîtres, des crêpes, j'ai découvert un livre qui me parle à l'oreille et me donne envie d'écrire à mon tour une longue histoire. C'est par paresse si je ne le fais pas, j'écrirai quand j'aurai lu tout Untel, on ne peut pas prétendre écrire quoi que ce soit si on ne l'a pas lu entièrement, lui et tant d'autres.... Quelqu'un se baigne ! En décembre ! Ils sont deux. Des amoureux ! Ils ont l'air très jeunes, je ne les  vois  pas bien à cause du soleil. C'est drôle j'ai  vu des amants mais ils pourraient aussi bien  être frère et soeur ? Ou même de simples amis.. Le  syndrome de la fenêtre avec la lumière allumée, là où la vie doit être  plus douce, les gens plus unis, et le feu     brûler très haut dans la cheminée.. Alors qu'il s'agit probablement d'une  fenêtre donnant sur une pièce vide  qu'on a oublié d'éteindre.

J'aime cette grande plage, bien qu'elle n'ait rien de sauvage.

Même la mer a l'air d'avoir été domptée, les vagues s'aplatissent dès qu'elles s'approchent   du sable, prenant immédiatement sa couleur, certaines tiennent plus longtemps, s'agenouillent    un   moment avant de glisser comme les autres en montrant leur dos blanc. Un voilier, le seul à naviguer dans les parages, ressemble au minuscule bateau qu'on fait monter et descendre à l'intérieur de ces stylos en plastique bicolore. Les nuages ont  des ailes, celui-là a pris la forme d'une oie au long cou. Il gagne  de la vitesse, alors qu'un autre homme en noir passe dessous, les mains dans les poches,  plus strict encore que le précédent. On approche de l'heure bleue, au cinéma on l'appelle l'heure magique, mon voilier est descendu en bas du stylo et l'oie a disparu. Une femme marche, seule elle aussi, elle est blonde et    je lui prête mes sentiments, elles s'arrête un instant pour regarder  la mer. Elle a aimé le film de Rohmer qui vient de sortir, et chercher "le rayon vert" à l'horizon pour lui porter chance. Elle avait toujours pensé, même enfant, à l'heure où les princes se rencontrent partout dans les livres, qu'elle était faite, non pas pour un grand amour, mais une relation durable. Elle ne se  voyait pas vivre une passion, poursuivre ce genre de chimères, mais croyait  malgré tout qu'un lien puissant, peut-être même indestructible, pouvait naître et rapprocher deux êtres. La plupart de ceux qui ont rêvé dans leur jeunesse n'ont fait que remettre à  plus tard leurs souhaits, et leur exigence est tombée par paliers successifs jusqu'à sembler dépassée, utopique. On transige.
Pas elle, ne vivant que dans l'imminence de son arrivée, et pourtant en   retrait, aimant plus que tout la discrétion, elle marche sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller qui.   Quel ogre ne devait-elle surtout pas déranger... à moins que ce ne soit une ombre, l'ombre d'un père aimé et tyrannique ? Elle  rêvait seulement qu'on la trouve, et qu'on la sorte de sa cachette.

Isabelle Carré
Les Rêveurs

Grasset


****