lundi 6 septembre 2021
* Qui veut se souvenir....
dimanche 5 septembre 2021
samedi 4 septembre 2021
*C'était il y a longtemps.... dans une petite ville tranquille....où tout le monde se saluait....
vendredi 3 septembre 2021
*N'est pas forcément un autre.....
jeudi 2 septembre 2021
*Le passage...............
mercredi 1 septembre 2021
*Je cherche la lumière depuis que je suis né....


Un stylo qui fait si peur et tant de bien dans les profondeurs de tout le corps, dès qu'il laisse des empreintes noires ou bleues dans les champs de neige du cahier.


Si quelqu'un partait à pied des granits de la Bretagne et cheminait vers la Haute-Provence, il marcherait en dormant.

La France est un doux vallonnement de vaches et de clochers. Brutalement ce marcheur se cognerait aux dentelles de Montmirail, au mont Ventoux ou à la montagne de Lure.
Tout le monde se réveille à Malaucène ou à Nyons.

(...)
Je m'assois toujours sur le même rocher qui s'avance sur le vide, sauf lorsque le mistral vient de passer sur le dos glacé de Lure.
Pendant des heures je regarde cette vallée, cette rivière, en bas, qui brille un instant entre les saules, longe un champ de maïs, passe sous un petit pont de pierre, frôle une poste fermée et disparaît sous les feuillages.
Cette rivière où je me suis tant baigné, où j'ai appris à pêcher à la main sous les branchages, en frissonnant d'appréhension dès que je sentais entre mes doigts glisser le ventre visqueux et froid d'un poisson.
Je suis seul au milieu des collines, dans ce beau silence d'octobre, et je regarde mon enfance.
*La poudre et l'éclat
La poudre et l'éclat
Claquent grésillent et craquent
Dans la nuit des boulets et des canons
La terre est en fureur en furie
Comme les trois Vierges aux ailes chapeautées
Pourchassant sans relâche
Persécutant les migrants
Fuyant les tourments
Les méchants.
Quand la lune bleue resplendit dans le ciel
Pleine jaune blanche et lumineuse
Dans un nuage de cendre
Contre ton âme aimante
Comme une source éclaire
En miroir la céleste atmosphère
Dans l'air l'Ether sans oiseau
Qui calme la souffrance.
Mon chaland chaloupe danse
Et les rides de mon visage
Ecrivent les par-chemins et les naufrages
Jusqu'au bout du trop aimer
D'aimer lassé.
Le monde brûle et se noie
Dans un souffle dans le souffre
Qui ne cicatrice pas les peurs....
Il est né et oublie le fond l'insondable
Le discret l'insinuant
Le boutonné
Le mystère qui espère
Déchiffrera peut-être le messe-sage
Dans l'essence-ciel
Providentiel
Diapré, iridescent, transparent
Suspendu à la voûte accordée
En mélopée
En belle harmonie à bois à vent
D'un tout d'être
Meilleur en source de sagesse.
Den
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