jeudi 6 juin 2024
Erik Satie Gnossienne N°1 Alexandre Tharaud
lundi 13 mai 2024
*en balade en Provence
En balade.....
ce dimanche 12 mai 2024
Sur les sentiers provençaux du hasard
Le ciel couleur soleil ombré habille les fleurs toutes douces et les herbes tendres
Et nous murmure.
Merveilleux parfums emportés sur le vélo inspiré qui chante un air qui flotte.
La route exhale l'été invité autour du silence.

Des senteurs nacrées sucrées régalent le palais
Et les vélos trouvent naturellement le chemin émerveillé par toutes ces beautés de la nature.
Ses jeux de lumière.
Là le temps ne compte pas.
Il danse s'écrit se raconte et revient.
Le vent passe sur les chevelures ébouriffées entre la soie brillante
De l'âme qui voyage.
On entend chanter le vent dans nos coeurs
Une brise légère.
Qui charme les oreilles.
A l'image du paysage pétillant velouté
Qui enflamme l'infini
De bien-être qui sourit
*
photos Faby
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Je vous souhaite un bon après-midi
Et vous embrasse.
Den
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lundi 22 avril 2024
*Carrières des Lumières (suite) 2/2
Aux Baux-de- Provence
Une immersion dans l'Art et la Musique
L'Egypte des Pbaraons et les Orientalistes Ingres, Delacroix, Gérôme
à compter du 19 avril 2024
photos, vidéo Faby
Pour lire la vidéo en plein écran cliquer sur plein écran
dimanche 21 avril 2024
*Carrières des Lumières aux Baux-de-Provence 1/2
Une immersion dans l'art et la musique
L'Egypte des Pharaons en programme long à partir du 19 Avril 2024
de Khéops à Ramsès II
et les Orientalistes Ingres, Delacroix, Gérôme en programme court
à compter du 19 Avril 2024.
photos Faby
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samedi 23 mars 2024
*La Deuxième Vie


Voici le dernier livre de Philippe Sollers, écrit jusqu’au bout d’une
main claire. Chaque phrase brûle : il médite sur sa mort, mais son cœur
s’élance avec une ivresse calme, avec drôlerie aussi, vers ce qu’il
appelle la Deuxième Vie : « Je n’ai pas été un bon saint lors de ma
première vie, mais j’en suis un très convenable dans ma Deuxième. »
Tout
Sollers est ici concentré dans la lumière dépouillée de trois heures du
matin : il parle de la médecine, de Dieu, de Venise, de ses passions
fixes, et même de Houellebecq ; il note inlassablement ses pensées, et
voici qu’elles glissent, apaisées, vers une dernière lueur qui brille
dans la nuit : « Si le néant est là, il est là, en train de voir le
monde éclairé par un soleil noir. »
Yannick Haenel
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NOTE SUR LE TEXTE
Philippe Sollers a dicté, relu et corrigé le manuscrit de son texte. Il n’a pas participé à la fabrication de ce livre, notamment à sa correction. Nous sommes restés fidèles à la dernière version qu’il a établie, même si on trouvera quelques marques d’oralité, d’hésitation, qu’il aurait peut-être corrigées.
Nous remercions Georgi Galabov et Sophie Zhang pour leur travail de saisie et de relecture du manuscrit.
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« Le passé m’encourage, le présent m’électrise, je crains peu l’avenir. »
SADE
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J’aime les insomnies de trois heures du matin, les plus dures, les plus inquiétantes, les plus éclairantes. C’est tout de suite, en sursaut, le choix entre la vie et la mort. Il faut vite saisir la vie, malgré ses brûlures, car la mort est trop longue et désespérément ennuyeuse. La mort est une condamnation éternelle à l’ennui.
On oublie que le vieux Dieu est mort d’ennui, à force de gérer l’incroyable bêtise de ses créatures humaines. Le nouveau Dieu n’a rien d’humain, et choisit ses croyants par révélation personnelle, en leur offrant, par là même, une Deuxième Vie. Ces révélations se font soit par illuminations soudaines, soit à travers des expériences multiples, dont la maladie. Le nouveau Dieu guérit, il prévient, il sauve, il est là quand on ne l’attend pas, inutile de l’appeler, il ne répond pas. Il peut surgir d’un rayon de soleil ou d’un léger coup de vent. Grâce à lui, je sais que ma Deuxième Vie fonctionne.
Le vieux Dieu a parlé d’une seconde mort, après un Jugement Dernier à tout casser, spécial hollywoodien, comme il sait le faire. Les morts, une fois ressuscités, sont jugés pour l’éternité. Les uns vont dans le feu, les autres dans une ville céleste. L’embêtant, c’est que la notion de Jugement s’est perdue dans le temps. Les Bons peuvent continuer à être Bons, les Méchants peuvent rester Méchants sans sanction. Cela indigne bruyamment les indignés de service.
Dans la Deuxième Vie, chaque jour est octroyé comme un jour de plus, ce qui change la couleur de chaque minute. Ce déséquilibre numérique correspond très bien au fonctionnement technique du Dieu nouveau, dont les pannes affolent l’humanité, puisqu’il implique des masses énormes sans jamais juger de leur provenance ou de leur valeur. Une panne mondiale d’électricité, même réparée en quelques heures, produit des dégâts considérables, comme un accident cérébral peut détruire en dix minutes un esprit supérieur.
C’est au début du XXIe siècle, en plein dérèglement général, qu’une institution aussi grandiose que vénérable, l’Église catholique, a vu des révélations accablantes sur son passé homosexuel millénaire et sur sa pédocriminalité endémique. Des milliers de cas ont été référencés, des confessions sans appel ont décrit cette activité mortifère. Au lieu du Salut promis, l’écœurante prédation subie.
J’ai toujours été protégé, par des femmes, des fausses femmes, j’ai leurs mains sur moi, je peux dormir tranquille. Elles sont plus vivantes depuis ma première mort, ce qui illumine ma Deuxième Vie.
En principe la Deuxième Vie doit condamner ou célébrer la première. L’ennuyeux, c’est que la balance générale est fausse et qu’avec elle une erreur pèse plus lourd qu’un succès. Elle égalise tout, c’est la mort démocratique elle-même. Malheur à celui ou à celle qui n’a pas célébré sa vie de son vivant. Il ou elle peut s’attendre à un concert de reproches qu’il, ou elle, se faisait plus ou moins consciemment en prenant du bon temps. La croyance comme quoi tout plaisir se paie est inculquée dès l’enfance, en contradiction complète avec l’instinct de gratuité qui anime un enfant éveillé.
En pleine explosion révolutionnaire française du XVIIIe siècle, le marquis de Sade fait dire à Juliette, son personnage criminel préféré : « Le passé m’encourage, le présent m’électrise, je crains peu l’avenir. » Le XXIe siècle entend une nouvelle Juliette postromantique répéter tous les jours : « Le passé me déprime, le présent m’accable, j’ai peur de l’avenir. » Si je publie un jour un roman intitulé La Deuxième Vie, j’inscrirais en exergue, contre toutes les évidences négatives de mon temps, la formule de la Juliette de Sade. Elle, au moins, fait longuement rêver, comme une provocation inouïe.
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Éditions Gallimard
5 rue Gaston-Gallimard
75328 Paris cedex 07 FRANCE
www.gallimard.fr
© Éditions Gallimard, 2024.
dimanche 3 mars 2024
*mon école élémentaire
photos Arty
En arpentant les rues d'Aix et visionnant auparavant les copains d'antan, j'ai retrouvé mon passé, ma petite école du Faubourg du cours Sextius à Aix en Provence.
Une émotion s'installe puis s'éloigne dans ce souvenir d'enfance surgit aussi rapidement bref, aussi fugace qu'un éclair dans le ciel l'illumine.
C'était l'école de filles qui rient volontiers, pour rien, des bétises surtout, puisqu'à l'époque filles et garçons étaient séparés.
Les garçons rejoignaient l'école Duperrier qui juxtait mon école, juste derrière.
C'était en 1952, 1953, il y a bien longtemps.Une école qui n'écoute pas trop, impose et ne cède pas. Jamais.
Dans la cour un grand portail séparait nos vies d'écoliers et avec lui l'envie de connaître ce qui était interdit, loin des préceptes démodés et péremptoires.
Mes yeux se souviennent, et dans ce temple particulier, dans ce sanctuaire de la mémoire figée, ces images constituent une réelle apparition bienveillante comme une oasis surgit dans le désert, une profonde impression bouleversant ainsi mon âme avec le sentiment d'être née pour devenir ce que je suis aujourd'hui.
Des brins d'instant qui se souviennent ou ne laissent rien deviner.
Je me remémore des images qui me parlent, des ombres fugitives, un maximum de choses reconnues, des instants de vie, des noms. Des mains demeurées sur la porte, des portraits pensés Dieux. On emmagasine le plus de détails possibles par crainte de trop vite oublier, pour ne pas manquer de temps, justement.
De l'abondance condensée dans cette parcelle intime -étroit espace- aux tiroirs ouverts ou quelquefois fermés, retapés avec un chiffon propre ou à la brosse.
Je suis prête, d'une main tremblante et malaisée, à immortaliser cette page surgit de ma mémoire, d'autrefois, dans un jeu de décalage temporel, constant, entre le "je " présent, et le "je" passé.
J'ai retrouvé ce temps qui tarde à s'achever quand la lumière du ciel hésite encore à oublier et s'obscurcir pour un début de nuit pleine d'étoiles.
Den ..




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