jeudi 31 décembre 2015
mercredi 30 décembre 2015
*Evidences.....
"Chante
cette
Bouche-de-nous
Semant parole
Dans la poussière des mots
Chante
Cet Oeil-de- nous
Qui se grave dans l'instant
Ou qui distance les jours
Chante
ce
Corps-de-nous
Tissé d'atomes et de mystère
Mis en branle par quelle foudre
Se hâtant vers quel repos ?
Chante
Les chants rebelles
Chante
Le chant de paix
Chante le
Chant de qui veut l'entendre"
Andrée Chedid
Evidences du chant
*****
Un bon anniversaire à Mamy Camille
qui fête ses 94 ans aujourd'hui.
*****
Et une pensée particulière pour l'Âmie Anne qui est dans la peine, le chagrin...
*****
qui fête ses 94 ans aujourd'hui.
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Et une pensée particulière pour l'Âmie Anne qui est dans la peine, le chagrin...
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jeudi 24 décembre 2015
*Heureux Noël !
"C'est Noël, (bientôt)
Il est grand temps de rallumer les étoiles"
Guillaume Apollinaire
*****
Je vous souhaite d'heureuses fêtes de Noël
Qu'elles soient illuminées par le sourire de ceux que vous aimez
Et que leurs rires résonnent gaiement au coeur des festivités....
N'oublions pas non plus ceux qui rendent notre vie jolie !
Je vous embrasse toutes et tous.
Den
*****
dimanche 20 décembre 2015
...*La neige tombait paresseusement.....
"La neige tombait paresseusement autour de moi en grands flocons humides.
Je pouvais voir l'espace entre chaque flocon, et tous les flocons ensemble produisaient une belle danse en trois dimensions.
Auparavant la neige me semblait tomber en rideau plat dans un plan en face de moi.
J'avais l'impression de voir la chute de neige devant moi...
Mais maintenant, je me sentais à l'intérieur parmi les flocons de neige.
Oubliant le déjeuner, je regardais la neige tomber pendant plusieurs minutes et, pendant que je regardais,
j'étais submergée par une profonde sensation de beauté.
Un chute de neige peut être très belle - surtout quand vous la voyez pour la première fois".
Oliver Sacks le mind's eye (l'oeil de l'esprit)
*****
lundi 14 décembre 2015
samedi 12 décembre 2015
vendredi 11 décembre 2015
dimanche 6 décembre 2015
*Nils Udo...........Radeau d'automne !
Bavarois de naissance
Pionnier du Land-Art
Plasticien de la nature qu'il imite,
Minimaliste,
Elégant,
Il la transpose,
Simplement,
Mais non ordinairement..
De façon aérienne !
Nils Udo
Est un poète... sincère...
Ses oeuvres sont saisissantes.
Son art éphémère
Fugitif
Fugace....
Fugitif
Fugace....
C'est pourquoi il photographie sa belle oeuvre
Avant qu'elle ne se délite.
Avant qu'elle ne se délite.
.
Son talent est étonnant,
Magnifique.
On peut le croiser dans Paris depuis les années 1960.
Il vit pleinement son Art.
Il dérange quelque peu, car il a une conscience politique !
Il aide la nature à se mettre en scène.
Il ne crée pas la beauté dit-il !
Il la traduit telle qu'il la voit,
Telle qu'elle est !
....."Dessiner avec des fleurs
.....Peindre avec des nuages
......Ecrire avec de l'eau"
Tel est son credo !
Den
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*Automne.............
"Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon
Après d'interminables vacances,
Se retrouver dans sa maison !
La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.
O temps charmant des brumes douces
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau".
René-Guy Cadou
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samedi 5 décembre 2015
....*Dans la terre comme une colonne...........
"Il est dans ses champs. Il s'est arrêté devant eux. Il se baisse. Il prend une poignée de cette terre grasse,
pleine d'air, et qui porte la graine.
C'est une terre de beaucoup de bonne volonté.
Il en tâte, entre ses doigts, toute la bonne volonté.
Alors, tout d'un coup, là, debout, il a appris la grande victoire.
Il lui a passé, devant les yeux, l'image de la terre ancienne, renfrognée et poilue, avec ses aigres genêts et ses herbes en couteau. Il a connu d'un coup, cette lande terrible qu'il était, lui, large, ouvert au grand vent enragé, à toutes ces choses qu'on ne peut pas combattre sans l'aide de la vie.
Il est debout devant ses champs. Il a ses grands pantalons de velours brun, à côtes ;
il semble vêtu avec un morceau de ses labours. Les bras le long du corps, il ne bouge pas.
Il a gagné : c'est fini.
Il est solidement enfoncé dans la terre comme une colonne"
Regain
Jean Giono
*****
(Cf : sur les épaules de Darwin - France Inter)
émission de Jean-Claude Ameisen
du 5 décembre 2015
"Argile du passé" (4) /
vendredi 4 décembre 2015
*Nous disons hiver,..............
"Nous disons faim, nous disons fatigue, peur et douleur,
nous disons hiver,
et en disant cela nous disons autre chose,
des choses qui ne peuvent exprimer les mots libres,
créés par et pour des hommes libres qui vivent dans leurs maisons
et connaissent la joie
et la peine".
Si c'est un homme
Primo Levi
*****
mercredi 18 novembre 2015
samedi 14 novembre 2015
vendredi 13 novembre 2015
mercredi 11 novembre 2015
dimanche 8 novembre 2015
dimanche 1 novembre 2015
*Rencontre du ciel et de la terre.
"L'ordre est impartageable. L'oblique indécidable.
On parlait de tréteaux et d'équilibres de cristal.
Un silex saignait.
La ligne demeurait, et le théâtre nu sur ce flan de montagne.
Mais nous ne savions pas lire le chemin accompli par la courbe.
La pente était si pure que le coeur n'indiquait pas si elle montait ou si elle descendait
et c'était notre coeur ordinaire chamarré de conscience qui pivotait entre le ciel et le fin fond de la vallée.
Vainement nous cherchions à le suivre et nous étions tentés.
Qui donc savait si le silex saignait ?...
Or il y eut rencontre - cela porte aujourd'hui le beau nom de baiser -
rencontre du ciel et de la terre, et l'on ne sait jamais lequel du ciel ou de la terre lequel monte
et lequel condescend.
Et il y aura rencontre bien que la chambre d'écho soit sourde et aventureuse,
de tous les précédents et d'un exercice à vide de passion,
et cela s'appelle le drame - le drame circonscrit par ses deux cercles contradictoires
de vocation et de vacances"
Gabrielle Althen
Extrait
RENCONTRE
C'est la mer
Allée avec le soleil
Rimbaud
*****
samedi 31 octobre 2015
mercredi 28 octobre 2015
jeudi 22 octobre 2015
mardi 20 octobre 2015
....*Entre toutes les terres................
(...)
"Entre toutes les terres, le centre, la maison
plus au centre, le jardin : sillons
que tu racles, bêche de l'âme
tirant vers toi le soleil
les eaux de pluies sur les pétales
à peine apparus. Au coeur de ce monde
la chair noircie du nom, théâtre des choses
que tu livres au vent. Quel oiseau naît
de l'oiseaux blessé ? Tu refais ta demeure
chaque jour, on imagine le sol
sous la main, l'arbre haut des saisons
le ciel planté dans la fenêtre, le geste superbe"
....
(...)
Hélène Dorion
Ravir : les lieux
*****
*****
jeudi 15 octobre 2015
*Je pense à vous dont je ne sais rien"...............
"Dérives, infinies dérives : ces promenades. Ces lectures.
Ces lettres. Le travail. Une absence.
Je n'écris pas pour maintenir ni pour sauver l'heure qui passe.
Je vous écris son passage en moi et ces éclats de toute beauté qui m'en restent, ces brins d'éternité dedans la mort effondrée, entre les pierres de fatigue.
J'écoute des musiques. Beaucoup de musiques.
Mozart. Schubert. Le chat-Mozart : il se déplace sans heurts, par glissements, par frôlements, sans froisser les feuillages de l'air, sans renverser le moindre silence. Il tourne doucement autour d'un oiseau-lumière,
sans jamais le quitter des yeux, sans jamais conclure le jeu par une prise, par un rapt.
Tout est donné, offert.
Chaque degré de l'abîme est compté.
Pure contemplation, pure douleur.
Je regarde le beau temps par la fenêtre.
Cette candeur du soleil.
Je pense à vous dont je ne sais rien"
Christian Bobin
"Souveraineté du vide"
"Lettres d'or"
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dimanche 11 octobre 2015
*Mère-fils...Valadon-Utrillo
Suzanne Valadon
"la femme à la contrebasse"
vers 1914-1915
huile sur toile
100x 73 cm
Association des Amis du Petit-Palais - Genève
(image internet)
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Couple mère-fils
atypique et bohème
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"je me suis trouvée
Je me suis faite
Et j'ai dit, je crois,
Ce que j'avais à dire"
Suzanne Valadon
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Je me suis faite
Et j'ai dit, je crois,
Ce que j'avais à dire"
Suzanne Valadon
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samedi 3 octobre 2015
*Lequel de nous deux est absent .....
"Et quand tu n'es pas là
Je rêve que je dors je rêve que je rêve (...)
Je te cherche par-delà l'attente
Par de-delà moi-même
Et je ne sais plus tant je t'aime
Lequel de nous deux est absent"
Paul Eluard
Premièrement
(Réf. : Sur les épaules de Darwin - France Inter -
émission de Jean-Claude Ameisen)
du 3 octobre 2015
"Nostalgie de la Lumière"
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...*"Complainte du verbe être".................
Je serai je ne serai plus je serai ce caillou toi tu seras moi je serai je ne serai plus quand
tu ne seras plus tu seras ce caillou.
Quand tu seras ce caillou c'est déjà comme si tu étais n'étais plus, j'aurai perdu tu as perdu j'ai perdu d'avance.
Je suis déjà déjà cette pierre trouée qui n'entend pas qui ne voit pas ne bouge plus.
Bientôt hier demain tout de suite
déjà je suis j'étais je serai
cet objet trouvé inerte oublié
sous les décombres ou dans le feu ou l'herbe froide
ou dans la flaque d'eau, pierre poreuse
qui simule un murmure ou siffle et qui se tait.
Par l'eau par l'ombre et par le soleil submergé
objets sans yeux sans lèvres noir ou blanc
(oeil mi-clos pour faire rire
ou une seule dent pour faire peur)
j'étais je serai je suis déjà
la pierre solitaire oubliée là
le mot le seul sans fin toujours le même ressassé.
Jean Tardieu
dimanche 27 septembre 2015
mercredi 23 septembre 2015
*Voici venir l'automne............
Voici venir le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l'air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.
Comme toutes les voix de l'été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble, et tout a peur, je crois
Que la bise grelotte et que l'eau même a froid.
Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s'envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.

Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l'Amour qui jouait sous la bonté des cieux
S'en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu'il va transfigurer
Tressaille et s'attendrit de le sentir entrer.
Anna de Noailles
Le coeur innombrable

*****
dimanche 20 septembre 2015
*Entre ce que je vois et dis,
Entre ce que je vois et dis,
entre ce que je dis et tais,
entre ce que je tais et rêve
entre ce que je rêve et oublie,
la Poésie.
Elle glisse
entre le oui et le non :
elle dit
ce que je tais,
elle tait
ce que je dis,
elle rêve
ce que j'oublie.
Elle n'est pas un dire :
elle est un faire.
La poésie
se dit et s'entend :
elle est réelle.
Et à peine je dis
"elle est réelle"
elle se dissipe
Est-elle ainsi plus réelle ?
Otavio Paz
L'arbre parle
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mercredi 16 septembre 2015
dimanche 13 septembre 2015
mardi 8 septembre 2015
samedi 5 septembre 2015
*"Cueilleurs de miel".................
"Pour les Mbendjélé, le miel occupe une place centrale dans les origines de l'humanité (...)
(Ils) collectent près d'une vingtaine de miels différents (...)
Ce qui est rapporté de la forêt est tout de suite partagé. Cela garantit que nul ne puisse exercer de pouvoir sur autrui car, les besoins étant satisfaits, il n'y a pas de levier de manipulation. Il est ainsi inimaginable qu'un homme qui a trouvé du miel ne le partage pas.
Lorsqu'un chasseur a repéré une colonie, un groupe se prépare à la récolte, sans autre organisation que de s'assurer que tout le monde n'y aille pas en même temps. Dans ce sens, le chant polyphonique (pratiqué par les Mbendjélé et dans toute l'Afrique) représente une éducation très subtile qui encourage chacun à faire quelque chose de différent, mais complémentaire des autres, et favorise une autonomie dénuée du besoin d'attirer l'attention.
Le mythe de l'origine de l'humanité est une métaphore de la vie et des actes quotidiens, où le miel joue un rôle central. Le déguster, éprouver ce plaisir ineffable pour qui ne connaît pas d'autre aliment sucré - les fruits de la forêt le sont peu - cette euphorie de goûts et de sensations représentent bien autre chose que de se nourrir, le miel participe à la connexion mythique avec notre corps. Il est comme un ancêtre vivant dans ce corps que nous avons la chance d'habiter aujourd'hui et qui, comme le miel, possède une existence continue depuis la nuit des temps. Il nous connecte à nos propres capacités d'être.
Le miel revêt aussi une signification amoureuse particulière et imprègne les relations entre hommes et femmes (...) Les hommes donnent du miel à leur femme, gage d'un mariage heureux. Pour demander une jeune fille en mariage, ils lui offrent du miel comme le firent les hommes dans le mythe de la création.
Quand en forêt, on commence à comprendre l'effet qu'a le miel sur soi, puis sur les autres, puis sur la femme que l'on aime, il prend une nouvelle importance. On peut dire que la société a son origine dans le partage du miel".
Jérome Lewis in : E. Tourneret et S. de Saint Pierre. Les route du miel.
(Réf. Sur les épaules de Darwin - France Inter)
Emission de Jean-Claude Ameisen du samedi 29 août 2015
"Cueilleurs de miel"

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dimanche 30 août 2015
*On lit et écrit de la poésie......
"On ne lit pas ni écrit de la poésie parce que c'est joli.
On lit et écrit de la poésie car on fait partie de l'humanité.
Et l'humanité est faite de passions.
La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires pour assurer la vie,
mais la poésie, la beauté, la romance, l'amour,
c'est pour ça qu'on vit"
c'est pour ça qu'on vit"
Peter Weir
Le cercle des poètes disparus
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vendredi 28 août 2015
*De paysage en paysage
"Un paysage : ses cimes et ses ravins, ses roches et ses forêts,
ses brouillards montant des vallons et ses torrents ou bien des bras d'eau immenses, quelques îlots qu'on entrevoit vaguement, et des saules, sur la rive, laissant transparaître le passage du vent.
Comment ses paysages, eux qu'a tant peint en Chine le pinceau des Lettrés porteraient-ils en eux (...)
l'esprit de l'infini ?
ces troncs rugueux, mais ce sont là autant d'actualisation d'une énergie qui tantôt se densifie, se durcit,
s'opacifie ; et tantôt se dilue, se diffuse et devient expansive.
Cette matérialité n'est pas inerte, mais elle laisse apparaître la poussée qui la fait advenir.
Les moindres contrastes créent en eux de l'échange : ils tendent cette matérialité et la rendent active.
Que signifierait-on "l'esprit d'un paysage", dés lors qu'il ne s'agit plus seulement, par projection d'une métaphorisation facile, comme quand on en a pris l'habitude en Europe, de transposer dans les choses, qui ne seraient que des "choses", l'état d'esprit d'un sujet, - lui seul leur "prêtant" la vie ?
François Jullien
Cette étrange idée du Beau
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lundi 24 août 2015
*Origine....
"Est-ce que ta lumière était blonde
ou bleue après l'amour quand le coeur interroge
ce pays toujours étranger
et s'avance à travers la brume
hasardant peut-être le sens
Quand ton idée sauvage inventait ces montagnes
ta beauté s'écoulait libre d'aucun regard
et ta nature était l'animal bondissant
sa force son jeu ses images
et ses bois travaillés pour l'amoureux ouvrage
C'est là que je dormais les mains dans ta charpente
c'est là que j'ai veillé quand j'étais ton feuillage
que suave était ton silence
et puissante ton origine
l'amour croissant dans les racines
de ta céleste indifférence".
Henry Bauchau
In Célébration, Ibid. p. 141
*L'ange, l'âme et l'amour..................
"La réduction de l'univers à un seul être, la dilatation d'un seul être jusqu'à Dieu,
voilà l'amour. L'amour, c'est la salutation des anges aux astres.
Comme l'âme est triste quand elle est triste par l'amour !
Quel vide que l'absence de l' être qui à lui seul remplit le monde !
Oh ! comme il est vrai que l'être aimé devient Dieu.
On comprendrait que Dieu en fût jaloux si le Père de tout n'avait pas évidemment
fait la création pour l'âme, et l'âme pour l'amour".
Victor Hugo
Les Misérables
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vendredi 21 août 2015
* Je me suis promené dans le petit jardin........................
Après trois ans.
"Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu'éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.
Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...
Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m'est connue.
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m'est connue.
Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue,
Grêle, parmi l'odeur fade du réséda".
Paul Verlaine
(1844-1896)
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